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24/06/2011

Syndicalisme verdien

Ils sont certes nécessaires, on leur doit beaucoup d’avancées sociales mais pourquoi font-ils chier lorsqu’ils ne doivent pas ? Pourquoi vont-ils jusqu’aux extrêmes sans passer par le milieu ? Ils auraient pu embêter la soirée en la faisant commencer tard, en allongeant injustement l’entracte. Mais faire grève délibérément pour que l’opéra soit donné en version concertante, ni Othello ni Verdi le méritent. C’est prendre en otage les 2700 spectateurs qui ont payé leur place pour un opéra et non un concert. De ce fait, rien ne va dans le spectacle, les chanteurs ne mettent pas du sien, ils interprètent les notes sans qu’aucun sentiment ou sens soit rajouté, ils auraient pu lire le bottin, cela aurait donné le même résultat. Des incohérences de comportement apparaissent, depuis quand les morts se lèvent pour sortir de la scène à la fin de leur chant ? Depuis que leur lit de mort est remplacé à la dernière minute par une simple chaise administrative. A cela, on rajoute les spectateurs qui ne se trouvant pas face à un vrai opéra ont un comportement digne de celui du marchand de poisson du marché du dimanche matin : « C’est ici notre place ? », « Tu vois ? Tu comprends l’histoire ? », « Ah, il manque quand même les décors ! » Merci aux syndicats de m’avoir fait rater un spectacle, je vous suis reconnaissant de lutter contre une reforme qui n’est plus à l’ordre du jour. Je vous comprends, il s’agit d’une grève préventive, pour que les riches patrons et mécènes de l’opéra n’oublient pas que le syndicalisme français agit avant de dialoguer !

11:17 Publié dans Opéra | Commentaires (3)