Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

01/09/2011

La rentrée

Pendant les 20 rentrées scolaires que j’ai vécu, je n’ai jamais appréhendé de me rendre à l’école, même pas cette fameuse première rentrée où l’on ne sait pas où l’on va, où l’on ne sais pas ce que l’école c’est, où l’on se sent abandonné par ses parents inhumains qui déposent leur rejetons sans leur dire de quoi il s’agit. J’ai toujours aimé aller en cours, je savais que j’allais apprendre de nouvelles choses, que chaque année qui passait me rapprochait plus de la fin et me faisait grandir. La veille de chaque la rentrée je dormais peu et je passais une partie  de la soirée à imaginer qui allait être dans ma classe et à supposer qui allait partir. Une fois au collège, les autorités avaient décidé de mélanger 3 classe sur 4 et laisser la dernière intacte, j’y été parachuté en raison de mes bonne notes, même si je n’étais plus en cours à côté des gens que je connaissais, elle a été une année d’études correcte. La rentrée au lycée a été un délice, la population avait complètement changé, les cancres et les mauvais élèves oubliés et remplacés par des élèves doués mais feignants, pas méchants du tout. Pendant ces années ma seule crainte était de me retrouver loin de mes deux meilleurs amis, pour l’un d’entre eux c’est arrivé à la fin de la seconde, nous avons été séparés à notre entrée en 1èS, moi dans la 1, lui dans la 2. Puis il y a eu cette première rentrée loin de la famille, seul, indépendant et intrépide j’affrontait à coup de stylo plume les heures de maths et de physique, je me défendais sans merci avec une craie aux heures des khôlles et surtout j’ai arrêté de compter le nombre de fois où je me suis extirpé de mon lit un samedi matin après une nuit de vendredi trop courte passée à aimer pour me plancher sur un examen de quatre heures. Les dernières d’entre elles ne m’ont pas marqué, peut-être les années précédentes j’avais vécu tout ce que je devais vivre. La nostalgie que j’aurais du vivre en effectuant ma dernière rentrée a laissé place à la hâte, j’avais envie de finir avec cette période, de passer à autre chose, d’oublier le rythme scolaire, les bancs des écoles et la parcimonie étudiante, je voulais finir de grandir.

13:53 Publié dans Anecdote, Confession | Commentaires (2)