Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

18/08/2011

Cri rusé

Derrière cette façade vitrée l’effet de serre se fait vraiment sentir, après avoir été pressés par la petite vieille qui a entamé la queue 2h30 avant le début du spectacle et 1h avant l’ouverture des guichets automatiques, nous patientons assis, on guettait l’ouverture de la salle pour tenter de choisir les meilleures places du carré dédié au placement libre mais compte tenue de la vitesse avec laquelle la salle se remplissait, nous savions que de vraies places assises allaient se libérer d’un moment à l’autre. Le rideau orné d’un faux jeu de l’oie racontant l’histoire que nous allions entendre s’est ouvert pour laisser la place aux animaux variés dans un champ pop enfantin où la nature foisonnait au son des cloches joyeuses, des moustiques, des grenouilles des poules trop confiantes et une petite renarde rusée un brin révolutionnaire et un peu trop sûre d’elle s’appliquaient à raconter l’histoire du cycle éternel de la vie légèrement pris en décalé sur le temps. Ainsi l’assassinat de la protagoniste par la balle d’un chasseur a ému un de plus jeunes spectateurs en provocant un cri de tristesse surprenant et attendrissant l’ensemble de l’assemblé qui a accueilli avec bienveillance la renaissance du printemps.

08:57 Publié dans Anecdote, Opéra | Commentaires (4)