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30/03/2011

Profs

Sur la longue liste de professeurs que j’ai eu tout au long de mes 20 ans d’études, quelques uns parmi eux m’ont beaucoup aimé, pour beaucoup d’autres je leur étais indifférant, pour une, en particulier, j’était un peu débile et pour une autre quelqu’un d’insupportable.
Mon amour des maths : en tant que bon scientifique j’ai jamais rechigné à résoudre une équation, dériver une fonction ou calculer l’argument d’un nombre imaginaire, même si c’était demandé par ma professeur de terminal haïe par tout le monde, sauf moi, qui l’aimait bien. Deux moments dans ces cinq heures hebdomadaires m’ont marqué, la toute première phrase prononcée « Vous connaissez tous ma réputation » l’assemblée entière a répondu oui en tremblant et le cours sur les primitives qu’elle a refait exclusivement pour moi car je l’avais manqué à cause du concours général.
Le microphone d’histoire : pour cette professeur de collège, nous étions sa première classe de lycée. Pour une étrange raison, elle m’a toujours pris pour un débile, jusqu’au point de me demander une fois « Vous comprenez ? » non pas en faisant allusion au contenu de ses phrases mais au vecteur de communication : le français. Peut-être elle ne m’aimait pas car je réfléchis toujours le nez en l’air, sans rien écrire.
La maoïste : lors de ma deuxième année de chinois, l’enseignante a eu la bonne idée de faire une dictée phonétique* avec des sons qui ne nous avaient pas été présentés. Face à cette ineptie, je me suis insurgé en critiquant la méthode si peu efficace que l’université avait choisi, au bout de deux ans de cours on était capables de dire : « je suis un homme méprisable qui mange humblement de l’anis étoilé à l’ombre de la porte céleste » mais « où sont les toilettes ? » ou « je t’aime » étaient interdites au programme. La professeur n’a pas cru que mon analyse était pertinent jusqu’au moment où je lui ai dit que le français n’était pas ma langue maternelle et que le chinois n’était que la cinquième langue que j’apprenais, je pouvais donc qualifier de minable et stupide la méthode d’apprentissage, dans la seconde qui a suivi j’ai appris que c’était sa méthode, pour ne pas perdre la face j’ai du répondre « Peu importe », la discussion a été close et la dictée a continué. Elle n’a pas changé mais au moins je lui avais dit ses quatre vérités.

*il existe en chinois environ 20 consonnes, 10 voyelles, 4 tons et les diphtongues sont autorisées

06:58 Publié dans Anecdote | Commentaires (0)

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