31.10.2011

Lien du Lundi XLVI

Save the horse, ride the cowboy

28.10.2011

Monter les marches

Presque tout en haut de la colline, nous avions eu pendant quelques été et hivers une vue imprenable sur la baie et la skyline de cette station balnéaire, j’admirais la lumière croissante due à la levée du soleil, je le voyais monter à son zénith et puis descendre lentement pour se noyer dans la mère derrière une petite colline, pendant sa descente nous entamions la nôtre pour nous rendre sur la côte dans le simple but de marcher et ne pas rester enfermés toute la journée, même si cette dernière était très agréable son corolaire, la montée finale, était redouté, je ne l’aimais pas, mais je devais le faire, je n’avais pas le choix. Au bout d’un certain nombre d’années, nous avons pu villégiaturer sur l’un des bâtiments que j’admirais auparavant, le dix-huitième étage nous accueillait avec sa vue directe sur la piscine et la mer qui la jouxtait. La montée tant haïe avait ainsi disparue, c’est peut être pour cela, en guise de commémoration, que de temps en temps, je décidais de monter à pied tous les étages que je pouvais, mon record, les trente étages de la tour.

27.10.2011

La guerre des sexes

Il existe une dénommée théorie des jeux expliquant certains aspect de l’économie, lorsqu’on suit de cours de cette matière, on se doit de passer par les exemples classiques : le dilemme du prisonnier, la poule mouillé, le jeu du débarquement et la guerre des sexes entre autres. Concernant ce dernier, j’ai toujours ri en me disant qu’il n’y a que dans une société hétéronormée qu’on aurait pris un exemple aussi caricatural. En effet dans ce jeu, un jeune couple doit déterminer où sortir soit un match de boxe soit un ballet sachant que lui adore la boxe et elle la déteste et pour le ballet, c’est exactement le contraire et surtout qu’ils préfèrent passer la soirée ensemble. En simplifiant, la meilleure solution à ce jeux, si ma mémoire ne me trompe pas, est que l’une de deux personnes cède aux caprices de l’autre pour aller au spectacle qu’elle déteste mais passer la soirée ensemble*. Habituellement, la caricature de la femme enchantée par le spectacle de ballet et son mari hétéro-bof  se faisant chier et rêvant du match de foot/boxe/rugby/fausses lesbiennes dans la boue me fait fortement sourire lorsque je me rends à l’opéra ou au ballet. Jusqu’à ce que j'en sois complice. Par amitié, j’ai dû me débrouiller et acheter deux magnifiques places -même pour moi j’ai jamais eu de si belles- pour un ballet, un ami pourra ainsi emmener sa copine au ballet « en espérant qu’elle aimera car je vais me faire chier –ca dure 2h45 ! –oh merde !- il y a au moins deux entractes –ouf je suis un peu sauvé » comme quoi, par amour on peut faire beaucoup de sacrifices.


* J’ai toujours pensé que pour rendre réaliste le jeu il faudrait rajouter une hypothèse aux conditions du jeu : l’amour, cela serait peut être un peu difficile à modéliser.

26.10.2011

Les douze tonalités de Lulu

Lorsque j’étais en Maths Sup ma professeur de mathématiques adorait nous rappeler que contrairement à la physique où chaque grand domaine est indépendant des autres –il est possible d’exceller en optique et être nul en mécanique de fluides- les différentes spécialités mathématiques construisent un édifice où chacune s’appuie et supporte plusieurs sous ensembles. Aujourd’hui en essayant de comprendre ce que c’est la musique atonale, j’en ai conclu que la musique et les mathématiques sont liées de très près, il me faudrait quelques années de cours de solfège pour vraiment comprendre ce que les définitions veulent dire. Je ne peux ainsi palier ce manque de compréhension analytique que par une sensibilité musicale, celle d’un mélomane qui n’a jamais étudié la musique.


Pendant les 2 heures 45 minutes du spectacle, j’ai écouté très attentivement des notes qui ne s’accompagnaient pas comme d’habitude –les harmonies ou accords ?-, au lieu d’avoir de sonorités continuelles elles étaient saccadés –intervalles dodécaphoniques ?- Cette étrangeté n’a rien enlevé à la justesse ni à la beauté de l’interprétation –surtout des entractes symphoniques- et encore moins au drame qui se déroulé sous mes yeux. Tout y était, l’ascension sociale grâce à des coups bas et la déchéance qui s’en suit jusqu’à l’oubli et la mort. Lulu a été une grande héroïne comme il se doit mais injustement méconnue. J’ai été très surpris par la ressemblance de certaines sonorités avec la musique que parfois on entend au cinéma, mais je n’ai pas encore réussi à me souvenir du ou des films où j’aurais pu écouter cette musique, est-ce dû au fait que cet opéra et le cinéma sont du même siècle ? ou peut être la musique atonale n’est pas si peu utilisé que ce que je pense…

25.10.2011

Lien du Lundi XLV

Une anomalie topographique a fait glisser le lien du Lundi, elle pourrait faire de même avec Nick Matthews et le faire glisser tout tout près de moi.

PS Il est plus joli en vidéo qu'en photo (épisone 2, 6è minute)

21.10.2011

Le peintre maudit de Wartburg

Au sens propre comme au figuré le mont de Venus était présent sur scène et les charmes de la déesse déterraient les plus bases instincts chez ceux sensibles à ses charmes, malgré leur comportement lascif, on aurait pu penser qu’ils se battaient en petite section pour un  pot de peinture rouge. C’est dans une constante profondeur que cette soirée a été jouée, la musique ne devait à aucun moment égayer le spectateur mais lorsqu’elle devait le faire plonger dans les abimes, son inertie le lui empêchait. C’est peut être grâce à la qualité de la partition que malgré ce handicap certains moments de détresse étaient réussis. Curieusement mais sans être surprenant, quelques notes me transportaient dans ma mémoire ici et là. A force de fréquenter assidûment l’opéra j’ai remarqué quelques détails minimes qui m’auraient échappé encore il y a quelques temps comme ce choriste qui a commencé 2 fois en retard ses morceaux, qu’on lui coupe la tête…euh non ce n’est pas le bon opéra.

 

17:35 Publié dans Opéra | Commentaires (0) | Envoyer cette note

20.10.2011

Hellénique

Je suppose que ce n’était pas drôle pour lui de manger tout seul après s’être battu pour comprendre une carte remplie de jeux de mots. Il avait peut être besoin de parler, ici il était libre de le faire, d’évoquer ses goûts sans problème, il essayait par la même voie d’éclaircir ses doutes sur ce milieu inconnu et ô combien divisé et subdivisé. Dans cette conversation approximativement anglophone, un blanc de sa part et de la mienne fut provoqué par le passage du serveur, malheureusement cassé par son « Vous désirez ? » Vous. Dans des rencontres sympathiques comme celle-là, on apprend que les clichés sur la vie homo ailleurs ne sont que partiellement vrais et qu’on regarde toujours la réalité en la comparant à celle qu’on connait, mais ce qui restera un mystère ce sont les origines des clichés que les autres ont de notre milieu.

19.10.2011

Alors on dense

La pop électro remixée, les radicaux OH ingurgités tout au long de la soirée, la chaleur ambiante contrastant avec la fraîcheur de l’extérieur, cette promiscuité qui aurait dû gêner dans tout autre endroit si bondé était souhaitée et désirée. Il ne s’agissait pas de se toucher délibérément, la proximité et les pas de danse inventés à une heure tardive obligent les participants de la fête à se sentir. A sentir l’absence de gêne lorsqu’on touche un être semblable en genre. A sentir l’absence de réaction de recul instinctif lorsqu’on est dans une autre situation plus commune. A sentir l’absence de regard réprobateur lorsque deux hommes s’embrassent passionnément. A se sentir différent car on aimerait bien être à la place de celui qui juste en face de soi. A se sentir différent car personne ne pense ni fait attention à soi.

17.10.2011

Lien du Lundi XLIV

Quand on ne parle que de la Nouvelle Zelande, parolons de l'Australie, c'est moins loin et d'un coup j'ai envie d'y aller.

14.10.2011

Paroles

La sculpture qui m’a accueilli
L’appel que j’ai reçu
La porte secondaire que j’ai prise
Les marches que j’ai montées
Le couloir que j’ai traversé
Les pas que j’ai entendus
L’ascenseur que j’ai pris
L’escalier que j’ai monté
La porte que j’ai ouverte
Le sourire que j’ai provoqué
La porte que j’ai rouverte
L’escalier que j’ai descendu
La porte principale que j’ai ouverte
La sculpture qui m’a dit adieu

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