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24/03/2011

Seulement un mirage

La Chine est devenue l’année dernière la deuxième économie mondiale, ce qui veut dire que son PIB est derrière celui des Etats-Unis et devant celui du Japon, l’Allemagne…l’indicateur simpliste tire le portrait d’un pays riche où l’argent coule à flot, il génère donc le bonheur du peuple qui ne se mesure certainement pas en unités de liberté, d’accès à la santé, à l’éducation ou à un environnement sans (trop) de pollution. Dans cette logique ultra-libérale où le dogme « enrichissez-vous personnellement » doit par osmose ou sublimation ou tout autre moyen enrichir l’ensemble de la population, les écarts se croisent, comme on aurait pu l’attendre ce sont les pauvre qui en pâtissent. Des queues interminables pour se soigner par ses propres moyes, un permis pour vivre dans son propre pays, des numerus clausus draconiens pour accéder à l’éducation, du lait frelaté pour les nourrissons, des élection un candidat pour un poste, des environnements ultra pollués et une croissance à deux chiffres pour la consommation d’énergie et l’importation des matières premières et bien sûr pour tous ses produits du monde du luxe. C’est ce monde là que les média ventent comme le nouveau ElDorado, c’est ce monde là que nous encourageons en achetant du Made in China ou PRC, c’est ce monde là qu’on fait proliférer lorsqu’on cherche systématiquement à acheter au prix le plus bas pour pouvoir consommer plus. C’est ce monde là qu’un jour dominera le monde car ils seront les plus riches.

14:47 Publié dans Questionnements | Commentaires (0)

23/03/2011

Synesthésies

C’est en lisant un extrait de Camus sur l’odeur des plantes désertiques que la génialissime professeur de français de seconde nous a appris ce mot. Hier soir lorsque j’ai senti l’odeur de la baguette chaude remplir mes narines, mon cerveau a fait un bon de 20 ans et 9000 km en arrière pour me placer dans la boulangerie de mon enfance, à coté du bac à miches chaudes là, où ma mère et moi cherchions celles qui étaient le moins cuites. Souvent mon cerveau me joue ces tours, principalement, l’évènement déclencheur est une odeur qui s’est figée dans ma mémoire et qui renvoie à un moment de ma vie, souvenir auquel je peux y tenir (la nourriture) ou ne pas aimer (les grands moments de solitude). Plus rarement ce sont des sensations qui me poussent à me rappeler un moment, un taux d’humidité dans l’air, une certaine lumière baignant les immeubles, une attitude, un geste… ainsi une terrasse en bois surchauffée par un soleil d’été précipitera mon imagination dans un sauna (pas très original). Le souvenir le plus ancien qui a resurgi grâce à cette méthode a été un plat de spaghettis à la mayonnaise que j’ai mangé lorsque j’avais 3 ou 4 ans pendant les vacances d’été chez une tente de ma mère. Ce que j’apprécie le plus dans ce moments c’est leur globalité, tous les sens son mobilisés pour rendre plus réel, véridique et re-vivable le moment. Qu’il est fort le cerveau ! Il arrive à nous combler tout seul.

05:55 Publié dans Mes petits plaisirs | Commentaires (0)

22/03/2011

MenOBoy

Quelque part entre 2004 et 2005, en cherchant à me procurer une vidéo de plus de trois secondes avec garçons sachant s’amuser entre eux, je suis tombé sur une scène gratuite, certainement publicitaire, se déroulant dans l’escalier d’une maison baigné de soleil, deux magnifiques jeunes hommes se consacraient au plaisir mutuel. Selon mes souvenirs, l’un avec un tatouage solaire s’attelait aux activités communément réservées aux passif, tandis qu’un actif à la casquette bleue jouait sa racaille HCH*, entre deux coups de reins dans les profondeurs abyssales le fond sonore dénonçait une conversation sur MSN,  soudain, un troisième type dont on aurait pu bien s’en passer est descendu pour s’immiscer dans ce duo d’éphèbes. C’est ainsi que j’ai connu le studio montpelliérain de Ludo, MenOBoy. Je surveille depuis ce jour-là leur travail de près, j’ai vu l’apparition de films et scènes de la maison, la construction et évolution des sites Internet et du blog. J’ai presque toujours admiré dans ses productions les beaux garçons frais francophones dégotés, légèrement musclés, sans jamais tomber dans l’excès. Leur jeu laisse penser qu’ils aiment ce qu’ils font, qu’ils aiment les hommes et le sexe entre eux. Suivant le titre du film, les scénarii dignes concurrents à chaque fois aux Framboises d’Or, délassent, amusent ou exaspèrent, ils ont au moins le mérite de présenter les participants dans des « tenues de ville » et dans des situations simples, irréalistes et pas trop coquines. Tout à été balayé : la P’tite Frappe, les Dérapages des policiers, les médecins En cas d’urgence, les Sapeurs pompiers, les mecs en prison,  les correction par la fessée, les Naufragé des îles inhospitalières mêmes les confessions intimes de la vie en colloc’. Certaines images hantent toujours et encore mon esprit, la vision d’une belle cambrure, de fesses moulées, des pénis virils, des épaules musclées, des pectoraux dessinés mais aussi celles des visages jubilatoires qui sont si rares à voir dans le porno, pourtant c’est tellement beau de voir des corps jouissifs accompagnés d’expressions réjouissantes qu’on en demande plus et plus à chaque fois que ce sourire unique et ses yeux presque exorbités accompagnent leur et notre cri orgasmique.

Merci pour ces productions !

*HCH=homme couchant avec un homme, personne bien différente d’un gay

03:28 Publié dans Film, Gay | Commentaires (0)

21/03/2011

Lien du Lundi XIV

Déshabillez-moi, déshabillez-moi
Oui, mais pas tout de suite, pas trop vite
Sachez me convoiter, me désirer, me captiver
Déshabillez-moi, déshabillez-moi

05:26 Publié dans Lien du Lundi | Commentaires (0)

18/03/2011

Olivier

Math Sup, l’année où les yeux doivent être rivées dans une myriade d’équations. 19 ans période à laquelle, nos yeux nous regardent avec concupiscence toute forme masculine pour nous faire fantasmer. Parmi tous ces jeunes hommes, j’ai remarqué la blondeur de ses cheveux, ses yeux bleus et sa barbe de (plus de) trois jours le rendant viril, le faisant devenir un homme. En ce mois de septembre, la chaleur ambiante rajoutée à celle produite par nos méninges l’obligeait à dévoiler se bras semi-musclés dans un marcel peut-être blanc, peut-être crème. Une froide soirée d’hiver à table dans une pizzeria des quais, le voir enfiler son manteau d’aviateur m’a fait tourner la tête. Tout au long de cette année je n’ai jamais pu admirer la facilité avec laquelle il résolvait les exercices les plus compliqués et tordus au tableau. A chaque fois, ses épaules, son dos et ses fesses rebondies obnubilaient mon regard, je lorgnais ces dernières pour déceler un morceau de ce slip bleu qui un jour a durci mon sexe. De retour chez moi, je laissais mon imagination cavaler pour me donner du plaisir sur des scènes qui n’arriveraient jamais avec lui.

14:06 Publié dans Emois | Commentaires (0)